L'émission

20 Déc 2019

Emission no104

Amérique latine en ébullition

01:50:59

 

A ceux qui doutent que le capitalisme est un doctrine ultra-violente qui n’hésite pas à user de la brutalité, du fascisme et de la guerre pour asseoir ses intérêts, qu’ils se tournent vers l’Amérique latine.

A ceux qui doutent que l’impérialisme, forme moderne d’ingérence coloniale, est le fondement de la politique étrangère et commerciale de nos pays riches, au premier rang desquels on trouve bien sûr les États-Unis, qu’ils se tournent vers l’Amérique latine.

A ceux qui doutent que les peuples du monde ne sont pas par essence rebelles, résistants et résilients comme le veut le terme à la mode, qu’ils se tournent vers l’Amérique latine.

Après le virage à gauche des années 2000, nous assistons au processus inverse, en beaucoup plus dur, qui prend le contre-pied d’une période d’émancipation de tout un continent, inaugurée par la victoire de Hugo Chávez au Venezuela en décembre 1998 et marquée par l’accession au pouvoir de gouvernements progressistes dans une majorité des pays de la région (Lula da Silva au Brésil et Néstor Kirchner en Argentine en 2003, Tabaré Vázquez en Uruguay en 2005, Michelle Bachelet au Chili et Evo Morales en Bolivie en 2006, Rafael Correa en Equateur en 2007, José Mujica en Uruguay en 2010, etc.).

On nous parle beaucoup de Star Wars ces derniers jours. Et si la science fiction nous aidait à comprendre les mécanismes en cours… Hé oui, on peut dire qu’actuellement, l’Empire contre-attaque. Bolsonaro n’aurait pas de mal à incarner Darth Vader (et alors Luc Skywalker aurait définitivement intérêt de ne pas avoir une quelconque tendance homosexuelle). Bref… C’est en fait depuis 2015 que la routourne a vite tourné comme dirait l’autre, et que la chute des pouvoirs progressistes se déroule comme une cascade de dominos. Et même si les ficelles sont grosses, à coups d’inculpations bidonnées et de coups d’État maquillés, le résultat est là : les droites les plus radicales reprennent leurs habitudes ploutocratiques, conservatrices et écocidaires, portées par les marchés financiers, les médias dominants et les appuis d’une diplomatie martiale venant de l’Étoile Noire états-unienne. Seule l’élection d’Andrés Manuel López Obrador l’an dernier au Mexique, semble aller un peu à l’encontre de cette dynamique régionale

Mais la Rébellion est là et les peuples ne se laissent pas museler aussi aisément. C’est d’eux dont on va parler ce soir dans une émission consacrée, vous l’avez compris, sinon c’est inquiétant, à l’Amérique latine, et on va en discuter notamment avec le Comité Amérique latine du Calvados.

Salut, c’est Racailles Radio.

Au sommaire :
– Quilapayún, l’histoire musicale du Chili (Harold) ;
– Entretien avec le Comité Amérique latine du Calvados et avec des militants en direct du Chili et de Colombie ,
– Le peuple uni ne sera jamais vaincu, revisite chantée ;
– La prophétie de l’Aigle et du Condor (Alexis) ;
– L’ajourdal, les fausses pubs et la bonne zik.